Lundi 1 Oct 2007
Le jeu du lundi...

Par tchin-tchine, Lundi 1 Oct 2007 à 07:56 GMT+2 dans Jeux chinois
Lundi 1 Oct 2007

Par tchin-tchine, Lundi 1 Oct 2007 à 07:56 GMT+2 dans Jeux chinois
Vendredi 28 Sept 2007
Récit de voyage, épisode 4
Cette semaine, suite et fin des photos de la fête du cheval à Langmusi :






(c) Fanny Valembois
La semaine prochaine : sur la route du Qinghai...
Par tchin-tchine, Vendredi 28 Sept 2007 à 08:04 GMT+2 dans je voyage, il voyage, nous voyageons
Jeudi 27 Sept 2007
Le Phénix est une librairie unique en son genre : depuis plus de quarante ans, elle propose aux sinophiles de tout poil un très large éventail de la production littéraire sur la Chine et le monde chinois. C'est en fait la première librairie européenne sur ce thème !
Créée en 1964 par Régis Bergeron, historien du cinéma chinois alors de retour de Chine, elle s'est étoffée au fil des années pour occuper un espace de trois niveaux situé au cœur de Paris, et être la librairie de référence dans de nombreux domaines. Ses rayons comptent des livres en français d'éditeurs spécialisés chinois ou français, mais aussi de nombreuses publications en chinois, livres et presse.
Vous y trouverez tous les ouvrages de référence sur les méthodes de langue, la civilisation, les beaux-arts, la calligraphie ou encore la jeunesse, la littérature ou la médecine. Quelques rayons sont aussi consacrés au japonais ou à d'autres pays d'Asie.
Une équipe de huit libraires, sinologues et sinophiles peut vous conseiller ou vous renseigner de manière pointue. Cette équipe édite aussi des catalogues qui regroupent les livres estimés importants dans l'univers de l'édition chinoise.
La librairie touche le public chinois et le public français qui aime la Chine ; c'est un passage obligé pour les étudiants en langue chinoise, les spécialistes ou les voyageurs curieux.
Des rencontres sont aussi organisées avec les auteurs, de manière ponctuelle, selon les coups de cœur de l'équipe. La prochaine a lieu le 28 septembre, où Jérôme Bourgon viendra expliquer l'imagerie et les mythes des « supplices chinois ». Peut-être une première occasion de découvrir un lieu hors du commun ?!
Adresse : 72 bd Sébastopol, Paris 3ème
Infos / renseignements : http://www.librairielephenix.fr/
(crédit photo : http://www.ilhaformosa.org/)
Par tchin-tchine, Jeudi 27 Sept 2007 à 15:05 GMT+2 dans Vu, lu, entendu
Lundi 24 Sept 2007
C'est comme un sudoku, sauf qu'on remplace les chiffres par des couleurs... chaque couleur doit apparaître une fois, une seule, dans chaque carré, chaque ligne, chaque colonne.
A vous de jouer!

Par tchin-tchine, Lundi 24 Sept 2007 à 08:00 GMT+2 dans Jeux chinois
Vendredi 21 Sept 2007
Récit de voyage, épisode 3
Déjà, la veille, des indices nous avaient mis la puce à l'oreille. Il se trame quelque chose dans cette ville de Langmusi ! Des hommes vieux, jeunes, à pied, à cheval ou à moto, se promènent avec des gaules pointues en bois, décorées de hampes colorées ou de tissus bariolés. Ont-ils décidé de rendre un hommage à Don Quichotte de la Manche et à son fidele écuyer ? Que nenni ! Ils préparent une fête tibétaine pour le lendemain.

Les festivités commencent très tôt, avec le lever du soleil. Nous arrivons vers 7h au camps de tentes des Goloks, prés du village de Gongba. Dans les brumes matinales, on aperçoit des cavaliers, des motos, qui sillonnent le camp ; des silhouettes qui gravissent les flancs de la colline. On entend des cris au loin, qui ressemblent vaguement à des youyous algériens. 
On ne voit aucune femme, la première partie de la journée étant réservée aux hommes. Je demande si je peux approcher ; on me renvoie des sourires, ma présence semble ne déranger personne. Nous traversons donc la rivière (au péril de notre vie et au grand amusement des Tibétains), et attaquons l'ascension de la colline. Doucement, très doucement avec des pauses nombreuses; nous sommes quand même a 3000 mètres d'altitude.
Sur la crête, il y a déjà des tas de perches plantées dans le sol à deux ou trois endroits, formant ainsi des monuments sacrés ; les hommes à pied ou à cheval en font le tour en priant et en jetant par poignées des papiers de prières vers le ciel.
Tout cela est très joyeux et très souriant, l'ambiance est à la fête... et au milieu e toute cette joie je suis touchée et impressionnée. Les papiers de prières virevoltent dans les airs comme des feux d'artifice et recouvrent le sol comme de la neige.
La vue sur le village de tentes et sur la vallée est époustouflante quand le soleil passe enfin les brumes matinales.


Vers 11h, les derniers redescendent la colline pour aller manger sous les tentes. Nous cherchons un endroit pour pique-niquer ; à chaque fois que nous nous asseyons, nous sommes aussitôt entourés par des enfants, des ados ou même des adultes, qui prennent nos livres français, touchent nos chapeaux et tirent les poils de nos bras en riant. Les jeunes, pour être immortalises par nos photos, font cabrer leurs chevaux... Impossible de se soustraire à cette curiosité naturelle et bonne enfant !
Heureusement, les courses de chevaux sont prévues vers midi, et nous nous approchons de l'espace délimité par un cercle de fanions colorés. Les femmes et les tout jeunes enfants arrivent et s'installent sur le versant de la colline, en spectateurs. Les jeunes garçons (très jeunes parfois) vont s'affronter dans des épreuves de rapidité. Ils montent à cru, des chevaux très nerveux qui finissent assez souvent dans le public, ou repartent dans les herbages, après avoir désarçonné leur cavaliers. Le soleil tape très fort mais le public nombreux manifeste sa joie par des cris, et jette des papiers de prière.
Nous ne sommes que quelques occidentaux, fascinés par ce monde si étranger. Une dizaine de photographes chinois sont là pour « couvrir » cette journée, et me gâchent un peu la fête : Ils se placent sans gène devant tout le monde, parfois sur le trajet des chevaux ; mitraillent au téléobjectif sans remercier ni sourire, montent sur les chevaux des Tibétains ou se font porter leurs sacoches... Je suis partagée entre l'exaspération face à leur attitude, et la satisfaction de voir que des journalistes chinois s'intéressent à cette fête et à la culture tibétaines.
(c) textes et photos : Fanny Valembois
La semaine prochaine : Photos de Gongba (2/2)

Par tchin-tchine, Vendredi 21 Sept 2007 à 08:04 GMT+2 dans je voyage, il voyage, nous voyageons
Jeudi 20 Sept 2007
Numéro spécial Chine du magazine Ulysse
Chronique d'Aurélie Croiziers
Ulysse, le magazine culturel du voyage, a dédié son numéro d'été à la Chine. Contrairement à d'autres médias qui annoncent la Chine en couverture mais dont le contenu est très souvent léger, ce numéro spécial propose une quarantaine de pages pour découvrir divers aspects culturels et touristiques du pays.
Le dossier s'ouvre sur une introduction à la culture chinoise, et plus précisément la manière qu'ont les Chinois de considérer leur patrimoine culturel. Ce qui n'a rien à voir avec la conception occidentale : en Chine, l'écriture est plus importante que les bâtiments et l'esprit d'un site compte plus que les pierres qui le composent. Plusieurs exemples édifiants nous sont proposés.
La lecture se poursuit avec un récit de voyage, dans une ville pourtant peu réputée pour ses atouts touristiques : nous sommes invités à découvrir d'un œil nouveau la ville géante de Chongqing. Le patrimoine se cache parfois là où on ne l'attend pas !
Les auteurs sont aussi critiques vis-à-vis du respect du patrimoine. En témoigne ce musée qui donne une vision tronquée et très réductrice de la conservation du patrimoine lors de la construction du Barrage des trois Gorges. Une autre critique concerne l'attitude des Chinois en tant que touristes étrangers : on y voit le fossé qui sépare parfois l'avancée économique du pays et l'étiquette, ou même l'éducation... mais aussi c'est aussi une illustration des différentes manières de considérer le tourisme.
Un feuillet sur la Grande Muraille nous est ensuite proposé : entre vandales et touristes peu respectueux, on découvre les défis que cet emblème de la Chine doit aujourd'hui relever. Des atouts qui peuvent sembler légers, mais essentiels du charme de la Chine, sont ensuite soulignés : la bonne chère et le dynamisme des parcs publics urbains. Le dossier se termine par un questionnement artistique : comment les cinéastes chinois peuvent-ils représenter ce pays en pleine mutation ?
Ce magazine présente une série d'articles de fonds, creusés. Les thèmes sont variés et l'ensemble semble du coup un peu « fourre-tout », les papiers ayant peu de lien entre eux. Ce dossier nous invite surtout à remettre en question une vision unique du patrimoine et certaines de nos pratiques touristiques.
Ulysse n° 117 (juillet août 2007)
articles en ligne : http://www.ulyssemag.com/2007-06-reportage-taiwan-une-autre-asie-372-0.html
Par tchin-tchine, Jeudi 20 Sept 2007 à 08:28 GMT+2 dans Vu, lu, entendu
Mercredi 19 Sept 2007

Par tchin-tchine, Mercredi 19 Sept 2007 à 08:44 GMT+2 dans Vu, lu, entendu
Mardi 18 Sept 2007
Chronique d'Aurélie Croiziers
Une très belle exposition s'est tenue pendant cinq mois au musée Jacquemart-André à Paris. La centaine de masques exposée dans six salles était tout à fait captivante : Les origines, l'influence taoïste, l'influence Ming, la fertilité, la figure du juge Bao ou la théâtralisation du Nuo étaient les thèmes mis en avant pour mieux faire comprendre cet art traditionnel. La muséographie simple, mais efficace, mettait toutes les pièces en valeur, beaucoup étant accompagnées de légendes très explicites.
Au-delà de la valeur artistique de l'exposition, c'est tout un univers qui nous était donné à découvrir : celui du Nuo. Le Nuo désigne l'expulsion des démons, qui se manifeste par des cérémonies rituelles existant depuis l'Antiquité et pratiquées dans les campagnes comme à la cour. Les écrits du Rituel des Zhou et le Livre des rites, ainsi que des fresques murales de diverses provinces de la Chine et des vases en bronze du Ve siècle av. J.-C attestent de l'ancienneté de ces pratiques. Alors que l'univers rituel traditionnel africain est très réputé, son équivalent chinois reste méconnu.
Les rites d'exorcisme chinois étaient pourtant très importants dans la Chine ancienne où les maladies étaient attribuées à la présence de démons. Au cours de cérémonies publiques, les masques personnifiaient les démons, les prêtres ou d'autres rôles importants de la vie collective chinoise (juge...). Masqués pour se déguiser en dieux, les villageois dansaient et faisaient des bruits étranges pour effrayer les forces maléfiques. La puissance attribuée aux masques permettait de repousser les démons et d'attirer la clémence des dieux. La tradition du Nuo s'est enrichie des influences bouddhiste et taoïste et a permis le développement d'un panthéon plus large encore.
Peu à peu, le théâtre a pris une place dans ces rites d'exorcisme : au départ pour raconter des légendes à la gloire des dieux, puis sous forme comique pour utiliser le rire comme arme contre les démons. Cette forme théâtrale s'est peu à peu détachée du rite pour donner naissance au théâtre du Nuo et se pratique aujourd'hui encore sous forme de théâtre de rue.
Pour ceux qui n'ont pas pu voir cette très belle exposition, un livre a été édité par le commissaire de l'exposition « Le masque de la Chine, les masques de Nuo ou la face cachée du dernier empire » publié chez Actes Sud.
Par tchin-tchine, Mardi 18 Sept 2007 à 08:18 GMT+2 dans Vu, lu, entendu
Lundi 17 Sept 2007

Par tchin-tchine, Lundi 17 Sept 2007 à 07:55 GMT+2 dans Jeux chinois
Vendredi 14 Sept 2007
Récit de voyage, épisode 2
Nous sommes partis ce matin de Songpan pour Tangke : un petit village près de la frontière nord du Sichuan, où on peut admirer le premier méandre du Fleuve Jaune.
Quelques heures de bus nous permettent d'observer les changements du paysage : on voit maintenant de larges prairies d'altitude, bordées de monts au relief tres doux. On aperçoit partout des troupeaux de yacks ou de chèvres, ainsi que les tentes noires ou blanches des nomades tibetains. Nous sommes bien en pays tibetain : tout le monde porte la robe traditionnelle, tout est écrit en tibetain (même nos tickets de bus!)...
Arrivés à Tangke, nous nous renseignons sur le moyen de rejoindre le point de vue sur le fleuve : si une billeterie est bien installée à la sortie de la ville, aucun moyen de transport n'est prévu! Nous aurons recours au stop, une expérience inédite pour moi en Chine, mais qui s'avère très efficace. Je crois que les Chinois sont tellement saisis de surprise qu'ils n'osent même pas refuser quand nous leur demandons de nous amener... ce qu'ils font avec une grande gentillesse!
A l'arrivée, nous découvrons une petite colline qu'il faut gravir pour profiter de la vue sur le fleuve Jaune, un des plus grands de Chine. Depuis la hauteur, on peut voir ses méandres serpenter à perte de vue. Les eaux tranquilles, lisses comme un miroir, reflètent le ciel et ses nuages...
Au bord de l'eau, un petit monastère tibétain abrite une communauté de moines et propose aux voyageurs de passage une chambre pour la nuit...

Le spectacle est magnifique et attire les amateurs de photo : des dizaines de touristes chinois s'alignent sur la crète de la colline, dans un déploiement amusant de trépieds et d'objectifs, rivalisant d'équipements!
Nous avons attendu quelques heures dans l'espoir de voir le soleil se coucher, mais le froid et la faim nous ont pousse a rentrer avant le crepuscule!
(c) textes et photos : Fanny Valembois
La semaine prochaine :
la fête du cheval, à Langmusi


Par tchin-tchine, Vendredi 14 Sept 2007 à 08:00 GMT+2 dans je voyage, il voyage, nous voyageons
Mercredi 12 Sept 2007
Voici trois tests qui vous seront utiles si vous souhaitez vous inscrire à l'un des cours de tchin-tchine. Ils peuvent également vous permettre de réviser un peu avant la rentrée...
Test d'entrée en deuxième année
Test d'entrée en troisième année
Test d'entrée en quatrième année :
Cliquez sur l'image, puis laissez-vous guider (un peu de patience, le chargement peut prendre quelques minutes). Pensez à monter le son de votre ordinateur pour entendre les questions!
Le test démarre tout seul dès qu'il est chargé.
N'hésitez pas à laisser vos commentaires... tout cela est préparé maison, il peut y avoir encore quelques petits couacs!
Par tchin-tchine, Mercredi 12 Sept 2007 à 15:29 GMT+2 dans J'apprend le chinois!
Mardi 11 Sept 2007
Visions de l'autre : Chine, France, Hua Meng, éditions de l'Université de Pékin
Chronique de Fanny Valembois
Longtemps je me suis couchée de bonne heure j'ai pensé qu'un jour ou l'autre, je comblerais mes lacunes dans le domaine de la philosophie. Puis je me suis résignée à ne jamais briller dans les dîners mondains, du fait de mon inculture crasse.
Et voilà qu'au hasard d'une lecture, un coin de la pensée chinoise et de la philosophie des Lumières me tombe dessus!
"Visions de l'autre, Chine, France" est une compilation de conférences données par Hua Meng, chercheuse en littérature comparée franco-chinoise.
La première partie de ce livre expose l'influence de la pensée chinoise au siècle des Lumières : on y comprend comment les jésuites ont ramené de leurs missions chinoises une connaissance tronquée de la pensée chinoise, notamment du confucianisme, au coeur de la "querelle des rites" : l'Eglise catholique devait-elle ou non accepter l'importance et l'influence du confucianisme?
Cette question divisa la société du 18ème siècle et attira l'attention des philosophes des lumières : Voltaire, le plus passionné, étudia la Chine d'un point de vue historique, philosophique et politique, retrouvant dans la "bénévolence" au coeur du confucianisme des valeurs proches de son humanisme.
L'écriture claire et rigoureuse de Hua Meng permet de saisir sans difficulté les enjeux de l'appropriation par les lumières de la pensée confucéenne ; au-delà de son exposé, elle donne envie de se plonger dans les oeuvres citées (Voltaire, Rousseau, Diderot...). Une lecture à compléter par l'excellente " Histoire de la pensée chinoise" d'Anne Cheng.
Ces deux ouvrages sont disponibles dans la bibliothèque de tchin-tchine.
Par tchin-tchine, Mardi 11 Sept 2007 à 08:53 GMT+2 dans Vu, lu, entendu
Lundi 10 Sept 2007

Par tchin-tchine, Lundi 10 Sept 2007 à 08:15 GMT+2 dans Jeux chinois
Mercredi 5 Sept 2007
Récit de voyage, épisode 1
Partis de Chengdu pour un périple de plus de 6000 kilomètres, nous nous arrêtons à Songpan pour une première étape. La ville rassemble une population de Musulmans et de Tibétains, au coeur de jolis remparts anciens. Mais nous sommes surtout attirés par les balades à cheval que l'on peut effectuer dans les massifs autour de Songpan. Nous décidons de partir pour 3 jours dans la nature.

Lorsque nous arrivons à l'agence qui organise les randonnées, un dimanche à 8h30, nous constatons que nous ne sommes pas les seuls à rêver de jouer aux aventuriers : une trentaine d'amateurs, harnachés diversement (mention speciale à un groupe de chinois en costumes de cyclistes...), et autant de chevaux chargés de sacs. Nous voyons partir avec soulagement la quasi-totalité des cavaliers en herbe : il reste juste un couple d'Allemands qui nous accompagneront. Nous observons les chevaux : l'un d'eux profite de l'animation générale pour dévorer une partie des légumes que notre guide vient d'acheter! Je sens qu'on va bien s'entendre.
Enfin, c'est le grand départ! Pas tres rassurés, mais heureux sur nos chevaux chargés comme des mûles! Tres rapidement, nous quittons la ville et découvrons un paysage verdoyant, dans lequel évoluent cochons, yacks, chevaux, chèvres...
Pendant plusieurs heures, nous chevauchons au pas, ce qui nous laisse observer les milliers de fleurs qui colorent la montagne. Un grand rapace (un aigle?) passe à quelques mètres au dessus de nos tetes.
Nous voyons s'éloigner le fort de Songpan, tandis que de nouveaux paysages se découvrent. Sur le chemin escarpé et boueux, nous croisons des boeufs atelés, qui traînent des poutres de bois.
Dans un village, un femme lave ses vêtements a la rivière, une vieille file la laine avec une bobine a l'ancienne. Nous ouvrons grand nos yeux...
Je discute avec nos guides, deux jeunes musulmans de la région qui nous parlent un peu de leurs vies et de leurs conditions de travail.
Nous arrivons à la clairière qui nous servira de camp : une grande bâche en plastique sert de cuisine - salon (et chambre à coucher pour les deux guides).
Nous montons deux petites tentes, où sont deroulées des peaux, des couvertures et meme un manteau tibetain. La tente sent le yack!
Pendant que nos guides vont chercher de l'eau, nous veillons à ce que les chevaux ne volent pas le reste des provisions... Le repas, simple et savoureux, est cuisiné sur le feu de camps. Nous nous couvrons des manteaux tibtains pour lutter contre le froid (nous sommes a plus de 3000 mètres!). Les chevaux mangent, eux, dans des ballons de basket transformés en mangeoire! 
Le deuxième jour, nous continuons notre ascension jusqu'au point de vue sur la "montagne de Neige" : l'ascension est rude, la pente est raide et surtout tres boueuse. Les chevaux peinent, et nous souffrons aussi!! Arrivés au sommet (4300 mètres), toute la vue est bouchée par la brume. Dommage! nous ne verrons pas ce sommet de plus de 5500 mètres...
A l'occasion d'une pause, alors que nous reposons nos dos endoloris, un groupe de lamas passe près de nous : ils sont venus écouter dans la montagne l'enseignement d'un maître bouddhique. Lorsqu'une petite pluie se met a tomber, ils s'enveloppent d'immenses sacs plastiques, offrant un spectacle inattendu!
Les paysages autour de nous sont grandioses : de grands massifs couverts de forêts et d'une flore luxuriante et multicolore, où nous repérons même des edelweiss par dizaines!
Des à-pic vertigineux, de grandes rivières, des cascades impressionantes vers des vallées tres encaissées. Nous croisons de temps en temps une construction, enclos à yacks, forteresse à moitié effondrée, moulins à prière couverts de drapeaux...
textes et photos (c) Fanny Valembois
La semaine prochaine :
Tangke, le premier méandre du fleuve Jaune



Par tchin-tchine, Mercredi 5 Sept 2007 à 08:11 GMT+2 dans je voyage, il voyage, nous voyageons
Mardi 4 Sept 2007
Il est temps de commencer à réviser caractères et tournures grammaticales pour être prêt pour la rentrée!
Les élèves débutants (et moins débutants!) trouveront leur bonheur avec ce petit mémo publié chez Librio : un format pratique à emporter partout et un tout petit prix (2€, et même moins en commandant sur internet...).
Chaque leçon permet de réviser un point de grammaire essentiel à travers un petit texte et des exercices (corrigés en fin de manuel). Le petit plus? Une page en ligne où on peut écouter les dialogues et le vocabulaire de chaque leçon.
Vous n'avez plus d'excuse pour ne pas vous y remettre...
Par tchin-tchine, Mardi 4 Sept 2007 à 12:40 GMT+2 dans Vu, lu, entendu
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