Mercredi 21 Nov 2007
De soie et de sang
Qiu Xiaolong (Liana Levi, 2007)
Chronique de Francis Lucas
On retrouve ici pour la cinquième fois l'inspecteur Chen, policier amateur de poésie et de littérature, dans le Shanghaï des années 1990. Cette fois il est confronté à des meurtres en série de femmes vêtues d'une "qipao" rouge (vêtement traditionnel chinois). Comme pour provoquer la police, les corps sont déposés dans des avenues très fréquentées de la ville. Officiellement Chen ne s'occupe pas de l'affaire car il a pris un congé pour reprendre des études de littérature, mais qui sait si les romans et les meurtres ne vont pas se rejoindre ?
J'avais vraiment beaucoup aimé les quatre premiers romans de cet auteur qui présentaient l'évolution de la Chine actuelle à travers des intrigues policières. La corruption, le poids du passé politique, le pouvoir du Parti encore aujourd'hui, la transformation radicale de la ville de Shanghaï, autant de thèmes que l'on découvrait à travers des intrigues qui n'étaient que des prétextes pour mettre en valeur tous ces changements. Cette fois le thème choisi, un serial killer, m'a beaucoup moins intéressé. Des histoires de maniaque sexuel, on en a déjà vu mille fois, et j'ai trouvé que le côté "polar exotique chinois" était beaucoup moins présent que dans les autres romans.
Certes il y a toujours le plaisir de retrouver l'inspecteur Chen, lettré et gourmet, mais l'intrigue est très prévisible et la chute assez banale. A recommander donc uniquement aux fanatiques de la série. En revanche, pour ceux qui ne connaissent pas, lisez les précédents !
Par tchin-tchine, Mercredi 21 Nov 2007 à 08:01 GMT+2 dans Vu, lu, entendu

Récit de voyage #8 







Jean François Billeter, sinologue suisse, nous invite à la découverte du « Zhuangzi », un des grands textes fondateurs du taoïsme. En quatre grandes parties qui s'intéressent au « Fonctionnement des Choses », aux « Régimes de l'activité », à la Confusion et à la Subjectivité, Billeter donne son éclairage sur la pensée de Zhuangzi. 
A 25 kilomètres de Xining, on peut visiter le Ta'er Si, un grand ensemble de temples bouddhiques, où nous décidons de nous rendre en bus : terrible erreur. Il nous faut environ une heure pour dénicher le lieu de départ des bus, mal conseillés par notre guide de voyage et par les passants (il faut reconnaitre une certaine inventivité de la part du Xiningais (?) : personne ne nous a donne deux fois la même direction).
Ta'er Si est un vaste ensemble qui comprend de nombreux temples en activité, mais aussi des chambres de moines (plus de 700 y vivaient aux beaux jours du temple), des salles d'enseignement, un hôpital... Le plus vieux temple date du milieu du seizième siècle et a été construit autour d'un étrange dagoba noir.
Chi Li signe une fois de plus un portrait de femme, singulier et dérangeant, au centre d'une histoire familiale secouée par les soubresauts de l'histoire chinoise.


Nous déambulons dans la grande Mosquée, au coeur de la ville.
Le mariage de Tuya, le dernier film de Wang Quan An, a obtenu l'Ours d'or au festival de Berlin 2007.


