Vendredi 7 Decembre 2007
Les temples de Mati Si
Par tchin-tchine, Vendredi 7 Decembre 2007 à 08:07 GMT+2 dans je voyage, il voyage, nous voyageons
Nous sommes partis ce matin de Zhangye pour visiter le Mati Si, un important temple bouddhique de la region.
Arrives pile à l'heure à la gare routière, nous avons acheté sans problème nos billets, et trouvé facilement le bus. Nous étions donc relativement confiants dans nos chances d'arriver à destination... Malheureusement, après un départ fort ponctuel qui nous a confirmé dans nos espoirs, nous avons assistés impuissants à la ronde du bus, qui a parcouru en première les rues de la ville jusqu'à ramasser assez de monde pour remplir tous les sièges... Une bonne demie heure de retard au depart, puis une autre demie heure lorsque nous arrivons dans un village paumé, où nous faisons une halte avant de faire... demi tour??? Finalement nous arrivons à l'entrée du temple avec une heure de retard, certes, mais nous y sommes arrivés!
La zone qui abrite le temple et les grottes bouddhiques est immense, vallonée et arborée. Nous commencons la visite par un petit temple tres nettement tibétain, avec ses moulins à prière, ses drapeaux, sa roue de la loi entourée de deux biches en or...
Un peu plus loin, au dessus de deux gros stuppas, un escalier terrifiant permet d'accéder à un point de vue. Il faut d'abord se trainer jusqu'au sommet des 900 marches.... une véritable épreuve! Mais d'en haut, on découvre toute la région, avec son relief qui va de vastes plaines sableuses à de hautes montagnes enneigées, en passant par des monts tout plissés...
Un peu plus loin nous decouvrons les "grottes des 33 Cieux" : une série de caves creusées dans la falaise, reliées entre elles par des escaliers escarpés et des couloirs exigüs. Il ne subsiste que l'architecture et quelques traces de peinture, les statues ont disparu lors de la revolution culturelle. Mais la visite ludique mérite tout de meme le detour!
Les escaliers débouchent sur des corridors à même la falaise, séparés du vide par des balustrades en bois. Dans les pièces les plus hautes règne une atmosphère de recueillement, loin de tout. Les pièces sont eclairées par les larges fenêtres des facades en bois. Nous admirons ces petits temples accrochés sur la falaise, dont les toits contrastent joyeusement avec la pierre.
Apres la visite, nous nous baladons en direction des cascades voisines, que nous n'atteindrons pas, faute de temps (et de mollets). Le long du chemin, on croise des tentes installées pour les touristes, avec danseuses en costume folklorique, disco et alcool qui coule à flot... drôle d'ambiance!




Récit de voyage #8 







A 25 kilomètres de Xining, on peut visiter le Ta'er Si, un grand ensemble de temples bouddhiques, où nous décidons de nous rendre en bus : terrible erreur. Il nous faut environ une heure pour dénicher le lieu de départ des bus, mal conseillés par notre guide de voyage et par les passants (il faut reconnaitre une certaine inventivité de la part du Xiningais (?) : personne ne nous a donne deux fois la même direction).
Ta'er Si est un vaste ensemble qui comprend de nombreux temples en activité, mais aussi des chambres de moines (plus de 700 y vivaient aux beaux jours du temple), des salles d'enseignement, un hôpital... Le plus vieux temple date du milieu du seizième siècle et a été construit autour d'un étrange dagoba noir. 

Nous déambulons dans la grande Mosquée, au coeur de la ville. 









Vers 11h, les derniers redescendent la colline pour aller manger sous les tentes. Nous cherchons un endroit pour pique-niquer ; à chaque fois que nous nous asseyons, nous sommes aussitôt entourés par des enfants, des ados ou même des adultes, qui prennent nos livres français, touchent nos chapeaux et tirent les poils de nos bras en riant. Les jeunes, pour être immortalises par nos photos, font cabrer leurs chevaux... Impossible de se soustraire à cette curiosité naturelle et bonne enfant !
Nous ne sommes que quelques occidentaux, fascinés par ce monde si étranger. Une dizaine de photographes chinois sont là pour « couvrir » cette journée, et me gâchent un peu la fête : Ils se placent sans gène devant tout le monde, parfois sur le trajet des chevaux ; mitraillent au téléobjectif sans remercier ni sourire, montent sur les chevaux des Tibétains ou se font porter leurs sacoches... Je suis partagée entre l'exaspération face à leur attitude, et la satisfaction de voir que des journalistes chinois s'intéressent à cette fête et à la culture tibétaines.
Arrivés à Tangke, nous nous renseignons sur le moyen de rejoindre le point de vue sur le fleuve : si une billeterie est bien installée à la sortie de la ville, aucun moyen de transport n'est prévu! Nous aurons recours au stop, une expérience inédite pour moi en Chine, mais qui s'avère très efficace. Je crois que les Chinois sont tellement saisis de surprise qu'ils n'osent même pas refuser quand nous leur demandons de nous amener... ce qu'ils font avec une grande gentillesse! 



Enfin, c'est le grand départ! Pas tres rassurés, mais heureux sur nos chevaux chargés comme des mûles! Tres rapidement, nous quittons la ville et découvrons un paysage verdoyant, dans lequel évoluent cochons, yacks, chevaux, chèvres...
Nous arrivons à la clairière qui nous servira de camp : une grande bâche en plastique sert de cuisine - salon (et chambre à coucher pour les deux guides). 























