tchin-tchine au fil des jours : jeux chinois, articles, conseils de lecture...

Les temples de Mati Si

Nous sommes partis ce matin de Zhangye pour visiter le Mati Si, un important temple bouddhique de la region.

www.tchin-tchine.comArrives pile à l'heure à la gare routière, nous avons acheté sans problème nos billets, et trouvé facilement le bus. Nous étions donc relativement confiants dans nos chances d'arriver à destination... Malheureusement, après un départ fort ponctuel qui nous a confirmé dans nos espoirs, nous avons assistés impuissants à la ronde du bus, qui a parcouru en première les rues de la ville jusqu'à ramasser assez de monde pour remplir tous les sièges... Une bonne demie heure de retard au depart, puis une autre demie heure lorsque nous arrivons dans un village paumé, où nous faisons une halte avant de faire... demi tour??? Finalement nous arrivons à l'entrée du temple avec une heure de retard, certes, mais nous y sommes arrivés!

La zone qui abrite le temple et les grottes bouddhiques est immense, vallonée et arborée. Nous commencons la visite par un petit temple tres nettement tibétain, avec ses moulins à prière, ses drapeaux, sa roue de la loi entourée de deux biches en or...

www.tchin-tchine.comUn peu plus loin, au dessus de deux gros stuppas, un escalier terrifiant permet d'accéder à un point de vue. Il faut d'abord se trainer jusqu'au sommet des 900 marches.... une véritable épreuve! Mais d'en haut, on découvre toute la région, avec son relief qui va de vastes plaines sableuses à de hautes montagnes enneigées, en passant par des monts tout plissés...

Un peu plus loin nous decouvrons les "grottes des 33 Cieux" : une série de caves creusées dans la falaise, reliées entre elles par des escaliers escarpés et des couloirs exigüs. Il ne subsiste que l'architecture et quelques traces de peinture, les statues ont disparu lors de la revolution culturelle. Mais la visite ludique mérite tout de meme le detour!

Les escaliers débouchent sur des corridors à même la falaise, séparés du vide par des balustrades en bois. Dans les pièces les plus hautes règne une atmosphère de recueillement, loin de tout. Les pièces sont eclairées par les larges fenêtres des facades en bois. Nous admirons ces petits temples accrochés sur la falaise, dont les toits contrastent joyeusement avec la pierre.

Apres la visite, nous nous baladons en direction des cascades voisines, que nous n'atteindrons pas, faute de temps (et de mollets). Le long du chemin, on croise des tentes installées pour les touristes, avec danseuses en costume folklorique, disco et alcool qui coule à flot... drôle d'ambiance!

 

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Zhangye, au départ de notre route de la soie

 


www.tchin-tchine.comRécit de voyage #8 

Après deux journées de repos bien méritées à Lanzhou, où nous avons fait le plein de douches, de petits déjeuners au calme, demassages et de restaurants, nous voici à Zhangyé, une des villes étapes dans le "corridor du Hexi".

Au centre de la ville, la principale attraction est le temple du grand Bouddha couché. La visite nous fait beaucoup rire, car la statue est en travaux, entièrement couverte d'échaffaudages. Il faut porter un casque de chantier pour s'en approcher et ne pas rester plus de quelques minutes dans la salle( ce qui bien sûr n'est pas indiqué à l'entrée, où les billets sont vendus come si de rien n'était!).

Heureusement, le reste du temple est charmant, avec de beaux batiments de bois, des peintures dela mythologie bouddhique, un joli parc...

Le lendemain, nous partons pour Danba, un peu au hasard : j'ai vu ce nom sur une carte postale qui présentait un magnifique paysage de plateaux d'altitude... Danba est en fait un autre temple bouddhique, caché au milieu d'une campagne reculée. Nous louons un "touc-touc" pour parvenir au temple, fait d'une moto et d'une carcasse de voiturette, machine hybride qui tient de la caisse à savon. Pour parvenir au temple, il faut traverser des villages en pleine récolte : les foins sont étalés au milieu de la route, et les voitures passent dessus pour séparer les dernières graines de leur tige!

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Depuis les terrasses du temple déserté, nous admirons la vue sur la campagne alentour, sur le désert qui est déjà bien présent. Seuls au milieu de la cour envahie de roses trémières, nous avons l'impression d'être hors du temps.

(c) textes et photos : Fanny Valembois

la semaine prochaine : Les temples de Mati Si

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Le Qinghai Hu et l'Ile aux oiseaux

Récit de voyage, épisode #7

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Au cœur du plateau du Qinghai, à plus de 3000 mètres d'altitude le lac Kokonor déploie ses eaux salées sur une superficie comparable à celle de l'Ile de la Réunion. Plusieurs îles constituent de belles excursions, comme celle des dunes de sable, ou l'île aux Oiseaux (Niao Dao), où viennent nicher chaque années des milliers d'espèces d'oiseaux migrateurs.

Pour parcourir les 180 kilomètres de Xining à Niao Dao : pas de bus !  Le bus pour Goldmud s'arrête au bord du lac, sur la rive sud. Nous décidons de l'emprunter, on trouvera bien une solution sur place. Le trajet est toujours aussi beau, avec les champs de colza doré, les troupeaux de moutons et de yacks suivis par les pasteurs à cheval, et bientôt le spectacle de l'eau limpide à perte de vue.

Pourtant, à l'arrivée à notre étape, je suis proche de faire demi-tour aussi sec : quelques baraques à moitié en ruine bordent la grand'route, les possibilités de se restaurer sont quasi-nulles, les bus pour Niao Dao inexistants...

Après un bol de nouilles au mouton, le moral remonte et nous décidons de tenter l'auto-stop (peu développé en Chine).

La première voiture qui passe s'arrête : ses occupants sont presque paniqués de nous voir là, sur le bord de la route avec nos sacs, persuadés que nous avons rencontré des soucis... Ils nous embarquent fort aimablement, et c'est un des trajets les plus confortables de notre périple, en voiture de luxe, avec chauffage et douce musique d'ambiance...

Nous nous émerveillons de constater qu'ils ont traversé la moitié de la Chine pour venir voir le lac, « un vieux rêve » : ils ont mis 3 jours, sans s'arrêter, pour faire le trajet en voiture, et ils repartiront le lendemain sans être entrés sur aucun des sites pour ne pas payer les billets d'entrée !

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Laissés à nous-mêmes, nous découvrons l'Ile aux Oiseaux, très calme en cette fin de saison : les oiseaux sont presque tous repartis, la période de nidation est terminée. Mais le paysage des bancs de sables qui ondulent jusqu'à l'eau, des bandes de cormorans ou de huppes oranges, des fleurs multicolores, des animaux inconnus... voilà qui nous dédommage des heures de bus.


Sur la berge, un peu en contre-haut du lac, un village tibétain s'est construit autour d'une rangée de stupas et de quelques temples en rénovation. Nous y croisons les plus jeunes garçons vachers du monde!


Bien sûr, nous découvrons sur place un bus direct pour Xining, qui fait le tour du lac par l'autre côté une fois par jour et que personne ne nous a indiqué à la gare routière : tant mieux, le trajet de retour sera plus court et plus simple, et nous découvrirons de nouveaux paysages !

 

(c) textes et photos : Fanny Valembois


La semaine prochaine : Zhangye, première étape de notre route de la soie

 

 

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Les temples du Ta'er Si

Récit de voyage, épisode 6

www.tchin-tchine.comA 25 kilomètres de Xining, on peut visiter le Ta'er Si, un grand ensemble de temples bouddhiques, où nous décidons de nous rendre en bus : terrible erreur. Il nous faut environ une heure pour dénicher le lieu de départ des bus, mal conseillés par notre guide de voyage et par les passants (il faut reconnaitre une certaine inventivité de la part du Xiningais (?) : personne ne nous a donne deux fois la même direction).


Une fois installés dans un bus qui menace de retomber en poussière, nous attendons en vain le départ. Il semble que le chauffeur, une fois de plus, ne veuille pas partir tant qu'il n'a pas rempli son bus. Nous sommes actuellement quatre passagers. Il est midi. Une légère angoisse m'étreint.


Deux petits vieux, qui semblent copains comme cochons et bien décidé à parvenir au Ta'er Si, nous embarquent quasi de force pour prendre ensemble un taxi et partager les frais : Ils arrêtent un véhiculent et saoulent le chauffeur de paroles jusqu'à ce que, de guerre lasse, il baisse le prix de sa course. Ils entreprennent ensuite de me raconter l'histoire du Ta'er Si dans leur dialecte (que je ne comprends pas) pendant que le chauffeur qui n'en peut plus monte la musique à fond pour ne plus les entendre.


Comme quoi, partir visiter un temple n'est pas toujours très reposant pour nos nerfs.


Heureusement, une fois de plus la visite mérite qu'on se donne un peu de mal !
www.tchin-tchine.comTa'er Si est un vaste ensemble qui comprend de nombreux temples en activité, mais aussi des chambres de moines (plus de 700 y vivaient aux beaux jours du temple), des salles d'enseignement, un hôpital... Le plus vieux temple date du milieu du seizième siècle et a été construit autour d'un étrange dagoba noir.

Nous admirons également le palais du Panchen Lama, dont l'architecture en façades aveugles rappelle le palais du Potala de Lhassa.

Nous déambulons paisiblement dans les ruelles et les temples, croisant de nombreux pèlerins venus du toute la Chine, au milieu des groupes de touristes qui parcourent le site au pas de course... un drôle de décalage !


La semaine prochaine : Le Lac Kokonor et l'Ile aux Oiseaux

(c) textes et photos : Fanny Valembois

 

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En route pour le Qinghai

Récit de voyage, épisode 5

Après les massifs verdoyants du Sichuan, nous décidons de faire un petit détour par le Qinghai, province extrèmement pauvre perchée sur des hauts plateaux arides. Dès les premiers kilomètres, la route défoncée met à mal les amortisseurs de notre bus en fin de vie, et nos fessiers déjà endoloris par le cheval. Malgré l'état vraiment infernal de la route (4h30 pour parcourir 108 kilomètres...) le paysage nous récompense pleinement de nos souffrances.

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Nous faisons une étape à Mengda, une grande réserve naturelle autour du "TianChi", le lac céleste du Qinghai.


Malheureusement brume et pluie sont de la partie, et c'est en vain que nous escaladons les 1500 marches qui mènent au sommet : le lac est invisible, mystérieux derrière son écran de brouillard.


Sur la route, nous longeons le Fleuve Jaune, qui si près de sa source tire plutôt sur le vert cuivré. Le panorama coupe le souffle, et la route serpente dangereusement sur le flan des massifs abrupts...


Deuxième étape, Xining, capitale du Qinghai, une des villes les plus affreusement bétonnées que j'ai jamais vues.

Enhardis par la faible circulation, les chauffeurs conduisent à travers les rues demi-désertes comme des fous, débouchant sans prévenir et manquant l'accident à chaque minute.


Nous déambulons dans la grande Mosquée, au coeur de la ville.
Ses hauts minarets surveillent une calme cour intérieure et quelques salles de classe où on enseigne l'arabe.

Le vendredi midi, jour de la prière, des milliers de croyants convergent vers la mosquée, leur tapis de prière sous le bras. L'édifice n'est pas assez grand pour les contenir tous et ils s'installent en rangs réguliers sur tous les trottoirs alentour, spectacle coloré et inattendu.






(c) textes et photos : Fanny Valembois

La semaine prochaine : Ta'er Si et le Lac aux Oiseaux

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Fête du cheval (2/2)

Récit de voyage, épisode 4

 

Cette semaine, suite et fin des photos de la fête du cheval à Langmusi :

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(c) Fanny Valembois

La semaine prochaine : sur la route du Qinghai...

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Fête tibétaine à Gongba (Sichuan)

Récit de voyage, épisode 3

Déjà, la veille, des indices nous avaient mis la puce à l'oreille. Il se trame quelque chose dans cette ville de Langmusi ! Des hommes vieux, jeunes, à pied, à cheval ou à moto, se promènent avec des gaules pointues en bois, décorées de hampes colorées ou de tissus bariolés. Ont-ils décidé de rendre un hommage à Don Quichotte de la Manche et à son fidele écuyer ? Que nenni ! Ils préparent une fête tibétaine pour le lendemain.

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Les festivités commencent très tôt, avec le lever du soleil. Nous arrivons vers 7h au camps de tentes des Goloks, prés du village de Gongba. Dans les brumes matinales, on aperçoit des cavaliers, des motos, qui sillonnent le camp ; des silhouettes qui gravissent les flancs de la colline. On entend des cris au loin, qui ressemblent vaguement à des youyous algériens.

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On ne voit aucune femme, la première partie de la journée étant réservée aux hommes. Je demande si je peux approcher ; on me renvoie des sourires, ma présence semble ne déranger personne. Nous traversons donc la rivière (au péril de notre vie et au grand amusement des Tibétains), et attaquons l'ascension de la colline. Doucement, très doucement avec des pauses nombreuses; nous sommes quand même a 3000 mètres d'altitude.


Sur la crête, il y a déjà des tas de perches plantées dans le sol à deux ou trois endroits, formant ainsi des monuments sacrés ; les hommes à pied ou à cheval en font le tour en priant et en jetant par poignées des papiers de prières vers le ciel.


Tout cela est très joyeux et très souriant, l'ambiance est à la fête... et au milieu e toute cette joie je suis touchée et impressionnée. Les papiers de prières virevoltent dans les airs comme des feux d'artifice et recouvrent le sol comme de la neige.



La vue sur le village de tentes et sur la vallée est époustouflante quand le soleil passe enfin les brumes matinales.

 



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www.tchin-tchine.comVers 11h, les derniers redescendent la colline pour aller manger sous les tentes. Nous cherchons un endroit pour pique-niquer ; à chaque fois que nous nous asseyons, nous sommes aussitôt entourés par des enfants, des ados ou même des adultes, qui prennent nos livres français, touchent nos chapeaux et tirent les poils de nos bras en riant. Les jeunes, pour être immortalises par nos photos, font cabrer leurs chevaux... Impossible de se soustraire à cette curiosité naturelle et bonne enfant !

Heureusement, les courses de chevaux sont prévues vers midi, et nous nous approchons de l'espace délimité par un cercle de fanions colorés. Les femmes et les tout jeunes enfants arrivent et s'installent sur le versant de la colline, en spectateurs. Les jeunes garçons (très jeunes parfois) vont s'affronter dans des épreuves de rapidité. Ils montent à cru, des chevaux très nerveux qui finissent assez souvent dans le public, ou repartent dans les herbages, après avoir désarçonné leur cavaliers. Le soleil tape très fort mais le public nombreux manifeste sa joie par des cris, et jette des papiers de prière.



www.tchin-tchine.comNous ne sommes que quelques occidentaux, fascinés par ce monde si étranger. Une dizaine de photographes chinois sont là pour « couvrir » cette journée, et me gâchent un peu la fête : Ils se placent sans gène devant tout le monde, parfois sur le trajet des chevaux ; mitraillent au téléobjectif sans remercier ni sourire, montent sur les chevaux des Tibétains ou se font porter leurs sacoches... Je suis partagée entre l'exaspération face à leur attitude, et la satisfaction de voir que des journalistes chinois s'intéressent à cette fête et à la culture tibétaines.



(c) textes et photos : Fanny Valembois

La semaine prochaine : Photos de Gongba (2/2)

 



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Tangke : premier méandre du fleuve Jaune

Récit de voyage, épisode 2

Nous sommes partis ce matin de Songpan pour Tangke : un petit village près de la frontière nord du Sichuan, où on peut admirer le premier méandre du Fleuve Jaune.

Quelques heures de bus nous permettent d'observer les changements du paysage : on voit maintenant de larges prairies d'altitude, bordées de monts au relief tres doux. On aperçoit partout des troupeaux de yacks ou de chèvres, ainsi que les tentes noires ou blanches des nomades tibetains. Nous sommes bien en pays tibetain : tout le monde porte la robe traditionnelle, tout est écrit en tibetain (même nos tickets de bus!)...

www.tchin-tchine.comArrivés à Tangke, nous nous renseignons sur le moyen de rejoindre le point de vue sur le fleuve : si une billeterie est bien installée à la sortie de la ville, aucun moyen de transport n'est prévu! Nous aurons recours au stop, une expérience inédite pour moi en Chine, mais qui s'avère très efficace. Je crois que les Chinois sont tellement saisis de surprise qu'ils n'osent même pas refuser quand nous leur demandons de nous amener... ce qu'ils font avec une grande gentillesse!


A l'arrivée, nous découvrons une petite colline qu'il faut gravir pour profiter de la vue sur le fleuve Jaune, un des plus grands de Chine. Depuis la hauteur, on peut voir ses méandres serpenter à perte de vue. Les eaux tranquilles, lisses comme un miroir, reflètent le ciel et ses nuages...



Au bord de l'eau, un petit monastère tibétain abrite une communauté de moines et propose aux voyageurs de passage une chambre pour la nuit... 

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Le spectacle est magnifique et attire les amateurs de photo : des dizaines de touristes chinois s'alignent sur la crète de la colline, dans un déploiement amusant de trépieds et d'objectifs, rivalisant d'équipements!


Nous avons attendu quelques heures dans l'espoir de voir le soleil se coucher, mais le froid et la faim nous ont pousse a rentrer avant le crepuscule!



(c) textes et photos : Fanny Valembois

La semaine prochaine :
la fête du cheval, à Langmusi



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A cheval autour de Songpan

Récit de voyage, épisode 1

Partis de Chengdu pour un périple de plus de 6000 kilomètres, nous nous arrêtons à Songpan pour une première étape. La ville rassemble une population de Musulmans et de Tibétains, au coeur de jolis remparts anciens. Mais nous sommes surtout attirés par les balades à cheval que l'on peut effectuer dans les massifs autour de Songpan. Nous décidons de partir pour 3 jours dans la nature.

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Lorsque nous arrivons à l'agence qui organise les randonnées, un dimanche à 8h30, nous constatons que nous ne sommes pas les seuls à rêver de jouer aux aventuriers : une trentaine d'amateurs, harnachés diversement (mention speciale à un groupe de chinois en costumes de cyclistes...), et autant de chevaux chargés de sacs. Nous voyons partir avec soulagement la quasi-totalité des cavaliers en herbe : il reste juste un couple d'Allemands qui nous accompagneront. Nous observons les chevaux : l'un d'eux profite de l'animation générale pour dévorer une partie des légumes que notre guide vient d'acheter! Je sens qu'on va bien s'entendre.



www.tchin-tchine.comEnfin, c'est le grand départ! Pas tres rassurés, mais heureux sur nos chevaux chargés comme des mûles! Tres rapidement, nous quittons la ville et découvrons un paysage verdoyant, dans lequel évoluent cochons, yacks, chevaux, chèvres...



Pendant plusieurs heures, nous chevauchons au pas, ce qui nous laisse observer les milliers de fleurs qui colorent la montagne. Un grand rapace (un aigle?) passe à quelques mètres au dessus de nos tetes.



Nous voyons s'éloigner le fort de Songpan, tandis que de nouveaux paysages se découvrent. Sur le chemin escarpé et boueux, nous croisons des boeufs atelés, qui traînent des poutres de bois.
Dans un village, un femme lave ses vêtements a la rivière, une vieille file la laine avec une bobine a l'ancienne. Nous ouvrons grand nos yeux...



Je discute avec nos guides, deux jeunes musulmans de la région qui nous parlent un peu de leurs vies et de leurs conditions de travail.

 


www.tchin-tchine.comNous arrivons à la clairière qui nous servira de camp : une grande bâche en plastique sert de cuisine - salon (et chambre à coucher pour les deux guides).


Nous montons deux petites tentes, où sont deroulées des peaux, des couvertures et meme un manteau tibetain. La tente sent le yack!


Pendant que nos guides vont chercher de l'eau, nous veillons à ce que les chevaux ne volent pas le reste des provisions... Le repas, simple et savoureux, est cuisiné sur le feu de camps. Nous nous couvrons des manteaux tibtains pour lutter contre le froid (nous sommes a plus de 3000 mètres!). Les chevaux mangent, eux, dans des ballons de basket transformés en mangeoire! 



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Le deuxième jour, nous continuons notre ascension jusqu'au point de vue sur la "montagne de Neige" : l'ascension est rude, la pente est raide et surtout tres boueuse. Les chevaux peinent, et nous souffrons aussi!! Arrivés au sommet (4300 mètres), toute la vue est bouchée par la brume. Dommage! nous ne verrons pas ce sommet de plus de 5500 mètres...


A l'occasion d'une pause, alors que nous reposons nos dos endoloris, un groupe de lamas passe près de nous : ils sont venus écouter dans la montagne l'enseignement d'un maître bouddhique. Lorsqu'une petite pluie se met a tomber, ils s'enveloppent d'immenses sacs plastiques, offrant un spectacle inattendu!





Le deuxième jour, nous continuons notre ascension jusqu'au point de vue sur la "montagne de Neige" : l'ascension est rude, la pente est raide et surtout tres boueuse. Les chevaux peinent, et nous souffrons aussi!! Arrivés au sommet (4300 mètres), toute la vue est bouchée par la brume. Dommage! nous ne verrons pas ce sommet de plus de 5500 mètres...

Les paysages autour de nous sont grandioses : de grands massifs couverts de forêts et d'une flore luxuriante et multicolore, où nous repérons même des edelweiss par dizaines!



Des à-pic vertigineux, de grandes rivières, des cascades impressionantes vers des vallées tres encaissées. Nous croisons de temps en temps une construction, enclos à yacks, forteresse à moitié effondrée, moulins à prière couverts de drapeaux...



textes et photos (c) Fanny Valembois



La semaine prochaine :
Tangke, le premier méandre du fleuve Jaune





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Yunnan photographique #8

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«  Duoshao qian ? »
Mieux que le tiercé, mieux que le loto : la calculette ! Un vrai sport national...

 

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D'autres formes de jeux...
« C'est bien ! Frappe le rat, frappe-le ! » ( encouragements maternels)

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Vestiges
La Chine fait peau neuve. Dans sa course effrénée vers la modernité, elle oublie ses trésors enfouis sous les décombres.

 

textes et photos (c) Marilou Castilla - Pascal Soyez

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Yunnan photographique #7

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Fête chez les Dai
Les Dai représentent un tiers de la population au Xishuangbanna. Ils sont adeptes du bouddhisme Hinayana prédominant au Sri-Lanka, au Myanmar, en Thaïlande et au Cambodge.
Leurs nombreuses fêtes représentent un attrait pour les touristes.

 

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A chacun ses délices
Pour nous faire plaisir nos amis chinois nous offrent toujours les incontournables pattes de poulet. Certains jours de disette elles furent les bien venues... jusqu'aux ongles !

 

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C'est ce soir l'inauguration du café de Nanqing. Elle trépigne d'impatience et veille à ce que tous les détails soient parfaits. La personne qui a tapé les menus s'est encore trompée en retranscrivant ces mots en anglais, dont elle ignore sans doute le sens. Si cette zone du Yunnan n'est pas encore touchée par le tourisme de masse, de grands
bouleversements se préparent : de-ci de-là fleurissent les villages modèles et même si le café de Nanqing est le premier de la ville, on devine aisément qu'il ne restera pas longtemps le seul.

 

textes et photos (c) Marilou Castilla et Pascal Soyez

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Yunnan photographique #6

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Faune et flore du Yunnan
Le Yunnan offre une grande diversité végétale et animale avec 2500 variétés de fleurs et de plantes sauvages. Malheureusement cet héritage naturel est menacé par l'agriculture envahissante, l'urbanisation et la pollution industrielle.

 

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Kaiyuan
Il semble que nous arrivions trop tard. La voie de chemin de fer reliant Hanoi à kunming construite au début du vingtième siècle par les français, est hors service depuis un an pour des raisons de sécurité. Nous scrutons à travers les vitres l'intérieur de la gare désaffectée. Les habitants de la ville savent bien ce que nous recherchons, ils nous amènent à la rencontre de nos fantômes.

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Soirée brochettes
Il est déjà tard, mais nous ne résistons pas à quelques brochettes de tofu grillé recouvert de piment sous la bâche. En haut du mur un rat nous observe discrètement.

 

(c) textes et photos : Marilou Castilla

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Yunnan photographique #5

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Le bout du monde ?!
Toujours plus loin ! Pas de bus, ce village accessible uniquement à moto connaît déjà le monde moderne pourtant, et aussi ses travers, il sait que tout se monnaye. D'autres photographes sont déjà passés par là. Ils ont probablement payé ces personnes pour poser avec leurs beaux costumes devant les ficus géants du village. Nos chauffeurs croient
que nous cherchons cette mise en scène, ils essaient de mettre une séance en place et restent perplexes face à notre manque d'enthousiasme.

 

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La tête à l'envers.
Qui suis-je ?

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La condition des femmes dans les campagnes en Chine reste difficile.
Partout nous les croisons qui portent des charges de bois énormes. Elles s'attaquent à tous les travaux même les plus pénibles et ce dans leurs tenues les plus féminines...

(c) textes et photos : Marilou Castilla - Pascal Soyez

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Yunnan photographique #4

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Respect de la nature
Puissance de cette toile d'araignée ... Force des pierres ... Vigueur des plantes...

 

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Des gestes séculaires qui transforment en objets beaux, pratiques et fonctionnels, que ce soit en panier, en chaussure, en sangle, en lien, la plante la plus représentative de la Chine : le bambou.

 

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Métamorphose au détour d'un chemin d'un nénuphar vert sombre

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Soirée "récit de voyage" : les Hakkas du Fujian

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Imaginez une bâtisse ronde, d'une trentaine de mètres de diamètre et ouverte sur une cour intérieure... vous êtes chez les Hakkas, ethnie du sud est de la Chine, connus dans le monde entier pour leurs habitations communautaires en bois et torchis.


Fanny Valembois a passé une semaine au sein d'une famille Hakka, lors de l'une de leurs plus importantes fêtes religieuses, la célébration du saint local Bao Sheng Da Di :  une occasion unique de mieux connaître cette culture si originale. 



Pour partager les impressions de ce voyage, tchin-tchine vous invite à une soirée spéciale,
mercredi 6 juin 2007 à 19h,
chez Asia, 5 rue Croix Baragnon à Toulouse.

Entrée libre et gratuite...
Venez nombreux (mais pensez à réserver au 06.09.89.09.71)!

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