Usines
Je n'en suis pas particulièrement expert, d'autant qu'elles ne sont pas légion à l'intérieur même de Pékin. Un détail amusant toutefois : lorsqu'on arrive du Sud en train, sur la voie Hongkong-Beijing, on traverse en un éclair la triste et industrieuse ville de Baoding, chef-lieu de district dans l'insignifiante province du Hebei - 68 millions d'habitants tout de même. A la sortie de ce gros ensemble de barres HLM en briques ocres mal rénovées, où l'on n'imagine pas d'autre divertissement quotidien que la télévision, une usine parmi tant d'autres, entourée d'un mur le long duquel s'étend, en larges caractères bleu ciel peints maladroitement, une fleur de propagande ouvrière.
Il faut aimer l'usine sinon on ne gagne pas d'argent
Un beau slogan auquel on a du mal à croire. Mais dans ce décor de poussière, presque trop miteux pour être vrai, on prend soudainement conscience de quarante années d'histoire prolétarienne à la chinoise, entre propagande et solidarité. Que ce pays est gris par moments...
Par Pablo Tullio
Par tchin-tchine, Vendredi 27 Avr 2007 à 07:59 GMT+2 dans je voyage, il voyage, nous voyageons (article, RSS)



