tchin-tchine au fil des jours : jeux chinois, articles, conseils de lecture...

ABCDaire de Pékin : Deux-roues


Pour la lettre D, j’ai hésité entre Démocratie et Dictature, puis, ne pouvant trancher, j’ai décidé de rendre hommage à celle qui seule possède le vrai pouvoir dans l'Empire du Milieu. Qui a dit un jour que la bicyclette était la petite reine de la Chine ? Que son nom mille fois soit sanctifié.

Celui qui ne sait pas pédaler n'a aucun avenir ici. Tout passe par le vélo et c'est bien amusant, même si au premier abord on pourrait croire le contraire tant l’automobile semble être en passe de s’imposer – notamment sur la route et par la force. En Chine comme ailleurs, elle constitue bien évidemment un produit d’appel majeur et un rêve pour toute la vaste mouvance de néo-consommateurs prétendant à une classe moyenne à laquelle ils n’ont pas encore accédé. Quoi de plus légitime que de revendiquer une voiture afin de bien se séparer de la masse des fauchés qui eux prennent le bus ? Certes, mais la totalité des voies sont déjà engorgées, la consommation de pétrole en Chine augmente dramatiquement (la dépendance aux exportations passe la barre des 60% cette année, un comble au pays de l’autarcie par excellence) et sept des dix villes les plus polluées du monde sont déjà chinoises ; Pékin la première qui, selon une étude à la fiabilité aussi exemplaire que la statistique de l'appareil gouvernemental chinois, présenterait un risque pour le quidam moyen équivalent à la consommation de 70 paquets de cigarettes quotidiens, loin devant Delhi et ses 35 paquets ou Milan et ses 17. Ca me parait légèrement démesuré comme analyse, mais à la vérité on s'époumone bien souvent lorsqu'on pédale sous la chaleur.

Heureusement, la pollution constitue quasiment le seul danger pour un cycliste ultra-protégé par le poids de l’histoire et les décisions municipales : voies praticables réservées aussi larges que la plus grande avenue de Pau, carrefours tenus de mains de maître par les coups de sifflets d'agents en casquette bleue et drapeau rouge, panneaux de signalisation et feux tricolores entièrement dédiés - le petit vélo clignote de l'orange vers le vert, c'est mignon tout plein.

Et puis surtout, le deux-roues est un outil de socialisation exemplaire. Fondu dans la masse des cyclistes qui progressent tous au même rythme, créant, comme le soulignait admirablement Guy Delisle dans son très drôle Shenzhen (éd. L’Association), un effet visuel saisissant, il n'est pas rare que l'occidental incongru soit abordé par son voisin le plus immédiat d'un retentissant Hello, qui ne laisse pas présager pour autant la moindre anglophonie de l'interlocuteur. Selon que l'étranger possède plus ou moins de bagage sinisant et en fonction des destinations de chacun, la discussion peut parfois se prolonger jusqu’au nombre d’enfants ou à la profession de l’indigène, rarement au-delà. Ce qui devient amusant, c’est de recroiser deux jours plus tard le même jeune papa, cette fois dans le bus, soudainement intimidé par des regards inconnus et qui s'en cantonne au Hello de rigueur précédemment évoqué.

 

Par Pablo Tullio

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Etudiants, avenir du monde


Un autre haut lieu du vélo est sans hésitation le quartier des universités et à plus forte raison le campus de la fac de Qing Hua. Si sa réputation de meilleure université du pays n’a pas encore trouvé écho dans la pratique qu'il m'a été donnée d'y exercer, celle qui lui attribue le plus grand campus de Chine est probablement fondée. Plus qu'une ville dans la ville, le terrain et ses innombrables bâtiments sert de cadre d'études et de vie à quelques 40 000 élèves du Bac au Doctorat, à tous les professeurs et à un personnel qui se compte par milliers. Dix-sept restaurants, des dizaines de commerces et supérettes, trois terrains de football, une salle de basket qui figurerait probablement, en terme de qualités d’infrastructures et de capacité, parmi les huit meilleures de notre Pro A française... Même un réseau de transports indépendants s’est développé en interne, avec un service de navettes et une économie souterraine de taxis à dix kuai qui vous mènent exclusivement à la porte principale du campus, là où les touristes venus des quatre coins de la Chine posent inlassablement devant la belle calligraphie qu'un quelconque maître a tracée lors de la création de l’université en 1907. Mais le moyen de locomotion par excellence est bien entendu le vélo, que j'étais probablement le seul à ne pas posséder lors des premières semaines, faisant de moi un paria, un gitan, un boulet que l'on traîne. Le sol légèrement en pente confère au rush du déjeuner - plus de plats à compter de midi trente - des allures de passage de col au Tour de France, dans une bonne humeur enfantine et décontractée.

Je ne m’épancherai pas davantage sur cette expérience de quatre mois ; le niveau - cours, professeurs, élèves - est sommaire, l'exigence académique proche du néant, l'ambiance heureusement conviviale au sein du programme international. La principale activité que je retiendrai de mes derniers mois d'étudiants aura été : prendre le vélo et aller s'engouffrer des brochettes et des bières en regardant le match.

 

Par Pablo Tullio

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Football


A Pékin comme ailleurs, la Coupe du Monde bat son plein, et la belle cosmopolite s'anime aux couleurs et aux musiques des participants. Les bars de Sanlitun vibrent des acclamations américaines, allemandes ou anglaises des quartiers diplomatiques et d'affaires. On notera dans les rangs français une étonnante adaptation non dénuée d'un certain sens de l'humour, un plus populaire "Fa Guo ! Fa Guo !" remplaçant le traditionnel "Allez les Bleus !". Mais c'est plutôt du côté des Asiatiques qu'il faut se tourner. L’incroyable remontée de la Corée du Sud face au Togo en première semaine, sur les terrasses écrangéantisées de Wudaokou, fief de la communauté coréenne, première minorité de la ville, était on ne peut plus enthousiasmante. La folie qui s'était emparée de Séoul en 2002 lorsque les Diables Rouges avaient atteint les demi-finales à domicile ne s'est pas estompée en quatre ans. Les étudiantes coréennes, déjà naturellement séduisantes, étaient on ne peut plus excitantes avec leurs petites cornes à lumière rouges ; leur répertoire de chants est sans fin et leur entrain est d'une candeur qui n'a d'égal que leur ignorance des choses du football. Ca faisait chaud au coeur !

Ce qui n’est en revanche pas du tout le cas du Japon, le voisin honni et vilipendé, le tortionnaire de petits enfants, l'infâme violeur et pilleur, celui qui n'a qu'à bien se tenir et qui est puni des crimes de son passé tourmenté en encaissant trois buts en cinq minutes contre la très modeste Australie. Le sentiment anti-nippon reste violemment exacerbé, chez les classes les plus populaires j'imagine, mais même et surtout chez mes propres amis chinois qui sont, par la force des choses, étudiants, anglophones, connectés à Internet et ouverts sur le monde... Quel traumatisme ! Ils en appellent invariablement à certaines traces de l'histoire que l'on n’arrive pas, malgré les efforts, à effacer des mémoires. J'ai beau leur rappeler que leur vision de l’histoire est plus déterministe que chronologique, que depuis que le Japon s'est retiré de Chine, ils ont quand même connu la guerre de Corée et l'invasion du Vietnam en 1986, et que, à la limite, les troupes allemandes étaient encore à Paris quand Pékin était déjà libérée par les Américains... rien n’y fait. Il ne fait toujours pas bon être japonais ici-bas, et pourtant les quelques-uns que j’y ai rencontrés étaient absolument charmants.

 

Par Pablo Tullio

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1986


Chronique d'Aurélie Croiziers

Ed. Actes Sud

1986 de Yu Hua est un livre difficile : il aborde un des sujets les plus sensibles de l’histoire chinoise contemporaine, la Révolution Culturelle.

Un enseignant est enlevé par les Gardes Rouges en 1966. Sa femme et sa fille ne le reverront plus. Elles reconstruisent alors leur vie avec un autre homme. 20 ans plus tard, l’ombre de ce premier père plane sur la ville : un étrange inconnu rôde en ville, des indices de plus en plus précis confirment qu’il s’agit de l’enseignant disparu. Cet homme aujourd’hui fou imagine des tortures sur les hommes qui l’entourent et il finit par se les appliquer à lui même.
Comment accepter ce retour du passé ? La femme n’y parvient, elle se mure dans la peur et le silence.

Ce roman est très dur : la description des tortures est très précise, parfois insoutenable. Sans doute une manière d’évoquer les souffrances subies pendant la Révolution Culturelle, souffrances peut être plus indescriptibles encore.
Une question primordiale est au centre de ce roman : comment se reconstruire après de telles épreuves ? Reste-t-il alors une place pour un retour éventuel du passé ? Pour Yu Hua, ce n’est pas le cas : le roman est une succession de contrastes saisissants entre la folie des uns et la volonté des autres à vivre dans la légèreté de l’instant et du bonheur retrouvé.

Comme dans Vivre ou le Vendeur de sang, Yu Hua aborde à nouveau un thème de la sombre histoire de la Chine. Comme l’écrit son éditeur français : « réécriture visionnaire de la révolution Culturelle, 1986 a d’emblée trouvé sa place parmi les grands classiques ».

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Vocabulaire : le voyage

Par Fanny Valembois



Le prochain Café-Chine aura lieu lundi 2 avril, à 18h30. Rendez-vous au Bistrot Voyageur, à Toulouse, pour deux heures de discussion en chinois et en français.

Le thème proposé ce mois-ce est "le voyage".

Révisez votre vocabulaire avec une petite fiche préparée par nos soins!

L'entrée est libre et gratuite : venez nombreux!
renseignements : 06.12.21.47.62

Illustration Christine Valembois 

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Pour un fils - Zhang Yimou

Nous évoquions la semaine dernière Cité interdite, la dernière super-production de Zhang Yimou. La sortie en DVD de "pour un fils" (titre français de 千 里 走  单 骑) est l'occasion de reparler de ce film magnifique, intime et sensible, dans un ton bien différent! Deux facettes de ce grand réalisateur...

Un film de Zhang Yimou (2005)
Chronique de Jacques Landrieux
 

Takata Kôichi (Ken Takakura) est depuis des années en froid avec son fils Kenichi. Un jour, il est contacté par sa belle fille Rie (Shibonu Terajima) qui lui annonce que Kenichi est gravement malade et qu'il réclame son père. Mais lorsque Takata se rend à Tokyo, il comprend vite que Rie ne lui a pas dit toute la vérité : hospitalisé, son fils refuse de le recevoir à son chevet. Rie remet alors à Takata une vidéo qui l'aidera peut-être à connaître enfin son fils. La vidéo contient un reportage sur un opéra chinois  filmé dans la province chinoise du Yunnan. Cependant, Kenichi n'avait jamais pu finir son projet. Takahata décide donc d'embarquer pour la Chine afin d'achever l'œuvre de son fils.

Avec pudeur et simplicité, Zhang Yimou s'attarde sur le fossé qui sépare les générations et tout particulièrement la difficulté à communiquer qui caractérise les hommes japonais de la génération de Takahata. Plongé dans un autre univers culturel, le vieil homme va se confronter à d'autres coutumes mais aussi à d'autres blocages. Si Riding Alone For A Thousand Miles montre du doigt l'autorité écrasante des plus âgés sur les plus jeunes dans les villages, ou encore la lourdeur bureaucratique de l'Empire du Milieu, Zhang Yimou rend aussi hommage à l'hospitalité et à la spontanéité naturelles des paysans chinois, toujours prêts à se démener pour aider un étranger dans sa quête, si personnelle soit celle-ci. Riding Alone for a Thousand Miles doit sa tonalité atypique aux nombreuses touches d'humour burlesque qui parsèment le film et apportent un juste contrepoids aux quelques passages plus mélodramatiques. Pour le rôle de Takahata, Zhang Yimou a fait appel au grand Ken Takakura qui délivre une prestation tout en retenue et incarne à merveille le Japonais traditionnel, acculé à faire face aux émotions qu'il a si longtemps réprimées.

Oeuvre méconnue de la filmographie du réalisateur de Hero, Riding Alone for a Thousand Miles offre un traitement original des retrouvailles entre un père et un fils. Zhang Yimou signe un film poignant, sincère et universel.

NB : le DVD (sous-titrage en anglais) est disponible dans la bibliothèque de tchin-tchine.
Je joins ma propre chronique dans les commentaires... n'hésitez pas à ajouter votre avis.

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Jeux chinois

D'après un jeu proposé par Jade (http://yushanren.blog.com/)

Combien de mots différents peut-on fabriquer en combinant les caractères ci-dessous?
Vous pouvez utiliser chaque caractère plusieurs fois.

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Rendez-vous lundi prochain pour un nouveau jeu...

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Un Portrait ABCDaire de Pékin

Pablo Tullio nous propose une série d'articles, impressions de voyageur installé à Pékin pour quelques mois. Hutongs, Jardins et Usines, Nationalisme et Maoïsme, Gastronomie et Football : quelques définitions personnelles tracent un portrait sensible de Pékin. 

Cet abédédaire a d’abord été adressé à ses proches et amis. Il n’était pas destiné à être publié. Certaines modifications ont été apportées, mais il s’agit dans l’ensemble du texte original.

Nous publierons chaque semaine deux ou trois lettres de cet ABCDaire de Pékin.
Bonne lecture!

 

Et pour commencer, le plus important ! A comme...

 

 

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Amours


Nuits de Chine, nuits câlines...

A l'instar de la plupart de mes camarades d'expatriation je suis tombé amoureux d'une charmante petite autochtone, fraîchement arrivée a Pékin, et qui me le rend bien. La mienne, pour faire original, n’est pas encore trentenaire ; elle répond au doux nom de Zhang Qing – ou April, c’est plus facile – et fait preuve d’une douceur incomparable pour une Dong Bei, les tigresses du Nord étant plus couramment réputées pour leur caractère félin et acariâtre et les mauvais traitements récurrents qu'elles infligent aux garçons, lesquels pourtant leur font pieusement la cour, belles qu'elles sont comme des princesses des neiges sibériennes. Ses parents, comme tous les jeunes intellectuels de leur époque – ô les malheureux, ils avaient fait un semblant d’études- , ont été envoyés à la campagne apprendre un peu le socialisme durant les années noires de la Révolution Culturelle. Ce qui ne les empêche pas aujourd’hui de vendre, dans leur petite ville de Yingkou, à quelques pas de la frontière nord-coréenne, le meilleur lait de soja frais au nord du puissant Yangzi (lequel sépare tout de même la Chine en deux sous-continents aussi distincts l'un de l'autre que le Danemark de l'Espagne).

Quarante ans plus tard, leur fille se dévergonde avec moi, qui reste interdit de séjour dans la demeure familiale. Heureusement, le conservatisme a ses points faibles - comme les enfants qui s'en vont vivre à la capitale - et je me retrouve à cohabiter à mi-temps avec une Philippine et une propriétaire chinoise qui dort dans le salon afin de surveiller les allées et venues des garçons. De proscrit au départ, je me suis hissé au rang de toléré en l'amadouant avec des pastèques et du vin rouge, puis à celui désormais de modèle, ladite propriétaire courant à présent les clubs et découchant un soir sur deux au profit d’Espagnols ou Américains plus sinisants que moi - qui n’en demandait pas tant afin de pouvoir rester en paix avec ma douce. Et ne plus rien voir de Pékin.

Rajoutons pour clore sur le sujet que faire l'amour en chinois se dit Jouer au jeu des nuages et de la pluie, ou encore Eprouver la joie du poisson dans l'eau.

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Beijing

Ah, Pékin, quand même... Le vaste chantier !
On l'a dit dans tous les journaux, sur tous les postes de télévision, et pour une fois on ne nous mentait pas : jamais peut-être dans sa longue histoire, l’homme n’a eu l’occasion d’observer un aussi rapide, un aussi intense, un aussi exubérant bouleversement. La ville palpite jour et nuit, de sa frénésie immobilière et de la clanification fulgurante de sa société. Un endroit, deux mondes qui cohabitent, deux ou mille, c'est selon. Cosmopolite mais xénophobe, dynamique mais perpétuellement embouteillée, sur ses avenues et dans la plus infime démarche administrative, visionnaire et ringarde, verte et grise tout d'un bloc, la capitale chinoise cultive le sens de la diversité et du microcosme indépendant, chacun agissant en fin de compte pour lui-même, ici dans le temple proclamé de l'idéologie communiste. Les expats se foutent des Chinois ; les automobilistes, toujours plus nombreux, se foutent des piétons ; les nouveaux patrons se foutent des réparateurs de vélo et des vendeurs d’oranges ; les vieux, restant assis comme à Cuba sur bancs de pierre et fauteuils défoncés entreposés à même la rue, se foutent des jeunes et les jeunes, eux, se foutent tout simplement de tout : de leur apparence, de ce qu’ils bouffent, de leurs parents, de la politique en premier lieu. Ils sont punks, hip-hop, basketteurs, néo-conservateurs pour le plaisir, guitaristes aux cheveux longs, acharnés de jeux en réseau dans l'un quelconque des immenses cybercafés souterrains qui rassemblent, de jour comme de nuit, deux à trois cents accros. Et, comble de l’individualisme, ici même les chiens se foutent des chats et vice-versa !


Ainsi va la vie à Pékin : tandis que, pour éviter des poursuites judiciaires à leurs employeurs (par décret gouvernemental, l'extérieur de tous les bâtiments en construction doit être achevé au plus tard en décembre 2007 afin de donner une image moderne de la ville lors des Jeux Olympiques), employeurs qui pourtant les exploitent en leur faisant miroiter un salaire déjà faible qui bien souvent en fin de chantier ne tombe même pas, les contraignant à rentrer au village les mains vides - les ouvriers du bâtiment s’acharnent vingt-quatre heures sur vingt-quatre à souder, cimenter, polir une nouvelle tour surgie du néant en quelques mois et dont ne voit encore qu’une silhouette grise et noire hurlant et crachant dans la nuit des flammes fantasmagoriques ; tandis aussi que les familles, du grand-père au nouveau petit roi encravaté et engrossé, terminent leurs nouilles de blé à la sauce saté devant l'un des sept ou huit romans télévisés de kung-fu moyen-âgeux et pathétique proposés chaque soir sur les ondes ; tout un petit monde grandi de standards occidentaux, expatriés européens et jeunes élites chinoises ayant fait leurs études en Amérique et parfaitement bilingues, se retrouvent dans les pubs et les boites de Sanlitun ou de Huhai et se trémoussent en fumant des Marlboro au son de la techno et du rap US, qui dans la journée envahissent centres commerciaux, métros et salles de jeux. Beijing est bien une ville moderne, une nouvelle perle de l’Orient, bouseuse mais travailleuse, sur laquelle le monde compte et qui demeure pleine de contrastes non pas anachroniques mais sociaux.

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Campagne

Et pourtant Pékin est une plaine.


Pékin l'immense, la plus grande ville de Chine, d’Asie, du monde, Pékin et ses 15 millions d’habitants, sa division administrative couvrant une surface équivalente à celle de la Belgique, Pékin est une plaine. Bâtie dès le départ sur une structure topographique du même nom, la ville a profité des étendues sans fin qui s’offraient à son appétit pour se développer en exclusivité à l’horizontale, aucune construction humaine n’étant autorisée à compter plus d'étages qu'il n'en fallait pour protéger l'intimité de la cour - négociations ou amours secrètes - a l'abri des hauts murs rouges de la Cité Interdite. Les rues par conséquent sont longues et larges et les gratte-ciels qui désormais se multiplient – le Fils du Ciel à l’honneur bafoué se retournerait dans sa tombe – sont impuissants à arrêter les appels d’air massifs qui s'engouffrent, après avoir parcouru à bride abattue les centaines de kilomètres qui séparent la vaste et froide Sibérie de la Capitale du Nord (Bei Jing), pour plonger cette dernière dans un état venteux quasi permanent. L’air est donc glacial en hiver, empoussiéré au printemps – la variante saisonnière du sibérien étant le vent d’ouest qui apporte les sables rouges du Désert de Gobi. L’avenue qui longe la place Tian An Men, sous les yeux de l’immuable Timonier Mao, est une formidable douze voies que l’on se fait un devoir d'arpenter à vélo. Cet ode à l’espace, harmonieux et puissant, fait le bonheur des pies et des corneilles qui voltigent, à mesure que claquent les drapeaux rouges du Parti, dans un ciel souvent brumeux mais qui parfois laisse apparaître de sombres montagnes au loin ou qui transporte avec lui un léger parfum de plantes forestières, sucré et ombragé.


La campagne à Pékin, c’est aussi et surtout cet exode chaque jour plus visible de fermiers qui s'en viennent vendre leur maigre production à la ville - rappelons ici que l'une des premières réformes de Deng Xiaoping, dès les années 1970, consista à accorder un semblant de propriété du sol aux paysans jusqu'alors collectivisés de force, en leur autorisant à vendre sur un marché libre leur surplus agricole ; on notera pour l'anecdote que ça n’a pas l’air, trente ans plus tard, de les avoir rendus ni plus heureux ni plus dégourdis. Ils n'en viennent pas moins délivrer leurs cargaisons de da xi gua, sortes d'excroissances démesurées et d’autant plus rafraîchissantes de pastèques en provenance du Xinjiang, épousant la forme d’un ballon de basket et pesant chacune dans les quatre kilos. Un chargement entier de ces engins vaut son poids, et l'agriculteur aux mains calleuses, chaussé de son indétrônable petit soulier noir en toile - le plus grand monopole de l'histoire de l'industrie – et coiffé d’un béret bien rustique, n’a d’autre choix que de traverser tout Pékin dans une carriole vieillotte de bois grinçant, tiré par un de ces magnifiques petits chevaux d’Asie septentrionale, marron foncé virant au noir ; ou plutôt un mulet, à mi-chemin entre la placide fidélité et le regard compatissant de l'âne et la force tranquille, imperturbable, du gros cheval de trait berrichon. Parfois, lorsque la journée a été bonne ou que le paysan est pressé de rentrer au village, on les voit galoper, ces petits poneys, têtus, courageux, insouciants du vacarme des taxis et des bus qui les assaillent de toutes parts sur l'un des six périphériques (le dernier anneau a une portée totale de 120 kilomètres !) qui entourent la toile gigantesque de Pékin.

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Pablo Tullio

 

Pablo Tullio, 24 ans, est originaire du Sud de la France.
Très tôt, la tradition familiale et l’imaginaire qui peuple ses lectures lui donnent des envies d’Orient ; c’est tout naturellement qu’il se tournera vers l’Asie. Diplômé d’une prestigieuse école de commerce de la banlieue parisienne, il n’en oublie pas pour autant la poésie et le verbe.

Après six mois à Hanoi, il termine enfin ses études par un semestre d’échange à Pékin : cent cinquante jours de découvertes et de surprises condensés dans un recueil très personnel, sous forme d’abécédaire. Ni reportage de journaliste, ni analyse socio-économique, il veut avant tout porter un regard frais et poétique sur la Chine d’aujourd’hui, ses mutations et ses contradictions.

Pablo est aujourd’hui reparti en Chine, où il travaille pour un journal en ligne.

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Dashanzi, l'art en mouvement

Par Pablo Tullio

Au commencement était l'usine. Aujourd'hui, de fait, il y a toujours l'usine, et c'est bien ça qui fait son charme.

Peu de temps après l'avènement de la République, les autorités chinoises, soucieuses de développer une industrie militaire de haute technologie, invitent une flopée de techniciens et architectes Est-Allemands réputés pour leur style concis, au service du fonctionnel, qui érigèrent en moins de trois ans, dans la banlieue nord-est de Pékin, un vaste complexe d'usines et de logements ouvriers répartis sur par moins de 640 000 mètres carrés.

La Joint Factory 718 de Dashanzi était née ; elle allait rendre de bons et loyaux services jusqu'à la crise du gouvernement et le début des désengagements de l'État dans les entreprises peu rentables. Sans ouvriers, sans repreneur surtout, le complexe industriel tombe en friche et les prix à la revente volent au ras des pâquerettes : on peut acquérir en 2001 du terrain pour 8 centimes d'euro par jour au m².
L'occasion est trop belle pour les artistes brimés et ostracisés du cœur de la capitale, qui en quelques années viennent tous s'installer dans cette réplique pékinoise d'un Greenwich Village... pas vraiment green !

Car aujourd'hui, à Dashanzi, on peut trouver pêle-mêle, dans un élan de déconstruction absurdement harmonieux : des pans de bâtiments d'usine encore en activité ; des galeries d'art contemporains, peinture abstraite et sculpture du grotesque ; des volutes de fumée âcre et inquiétante s'échappant des tuyaux en crachant toute leur rouille ; des cafés très branchouilles diffusant du Django et équipés de connexions Internet sans fil ; des ouvriers, manutentionnaires et balayeurs en tout genre qui continuent de fixer d'un oeil mort les passants sans bien comprendre ce qui les attire ici - l'Art ; des chats sauvages et des chiens haineux ; des décharges encombrées d'outillerie obsolète, de morceaux de ferraille rougie et de bouteilles de soda ; des murs de brique ocre, si chinoisement ouvrière, recouverts de tags anarchiques.
C'est ça qui est extraordinaire : la confusion qui y règne et la sensation frustrante de ne jamais vraiment savoir si ce que l'on y voit relève ou non de l'art. Qu'est-ce qui a délibérément été posé ou créé ici, et qu'est-ce qui n'est qu'un reliquat de l'âge d'or évanoui des hauts-fourneaux communistes ? Que faut-il prendre au premier degré ? Les artistes eux-mêmes dans les galeries ne jouent-ils pas d'une mise en valeur subtile de ces archaïsmes industriels au parfum si désuet ? Car après tout, prenez ma Renault 9 avec une pelloche en sépia, elle deviendra oeuvre d'art. Récupération et création s'entremêlent, parfois avec une facilite déplorable, parfois aussi avec un grand bonheur.

Parmi les principaux thèmes de prédilection des jeunes artistes de Dashanzi - ou vers où vogue l'art contemporain en Chine -, on va trouver, récurrents, jusqu'à l'abrutissement : la frénésie de construction qui s'est emparée du pays, avec ses deux avatars, la destruction sans scrupule de l'ancien et l’empilement anarchique du pseudo-neuf ; la mise en abyme du passé par le présent, sous forme de vaste introspection de la culture chinoise pénétrée d'occidentalité, jusqu'aux contrastes les plus extrêmes ; enfin et surtout, lancinante et pesante comme un gros sanglot coincé dans une gorge trop serrée, la Révolution Culturelle.

La « Rev’ Cul’ » : c'est comme un rite d'initiation. Tout artiste chinois, quel que soit son domaine, ressent comme l'impérieux besoin de lui aussi en parler, de soulager ses proches en même temps que son âme. Trente ans plus tard - à peine - c'est toute une génération qui cherche à réaliser sa catharsis par la gouache et l'objectif, sans qu'on ait jamais vraiment l'impression qu'ils parviennent à trouver les mots ou les images adéquats. La cicatrice est encore pleine de pus, elle mettra des années avant de se refermer.

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Texte - Troisième année

Les élèves de troisième année peuvent lire ce texte (séquence 3.4 du manuel de Joël Bellassen), et également écouter l'enregistrement sur le CD qui leur a été distribué (plage 28).

 

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écrire des caractères chinois avec son ordinateur

Si votre ordinateur n'est pas configuré pour écrire les caractères chinois, voici un petit logiciel à télécharger gratuitement, qui vous permettra de taper vos textes directement dans Word (ou dans MSN...)

Il vous faut d'abord télécharger le logiciel Han Wang Jian en cliquant ici. Une fenêtre de téléchargement s'ouvre : choisissez "enregistrer" pour installer le programme sur votre disque dur, à l'emplacement que vous souhaitez.

Lorsque le téléchargement est terminé, une icône (rouge avec des caractères chinois) doit être installée sur votre bureau. En cliquant dessus, vous démarrerez l'installation du programme.

Ensuite, pour utiliser le logiciel pour écrire du chinois, il suffit de cliquer sur l'icône "HanWJ Chinese Input Machine". Une petite barre d'outils (7 cases) s'ouvre alors.

Nous utiliserons uniquement la deuxième case, qui représente un caractère chinois. Lorsqu'on écrit en chinois, c'est le caractère 中 "zhong" qui est affiché. Si on veut écrire en français, il faut cliquer sur cette case, et faire apparaître le caractère 西 "xi".

Attention : ce logiciel permet d'écrire en chinois mais pas de lire. Il faut que votre ordinateur soit déjà configuré pour reconnaître les caractères chinois. Si dans le texte ci-dessus, vous voyez des carrés devant "zhong" et "xi", vous ne pourrez pas écrire!


Vous suivez jusque là? Faisons un essai!

Choissisez le programme que vous voulez pour écrire un texte (par exemple, Word).

Sélectionnez la case "zhong" pour écrire en chinois. Nous allons écrire "Ni Hao".

Tapez le pin-yin “nihao” (sans espace) : l'ordinateur vous propose une série de caractères, numérotés. Il suffit d'appuyer sur la touche "espace" pour que le premier caractère s'affiche.

Vous avez normalement écrit 你好!

Ecrivons maintenant 她是法国人.

Si vous tapez "ta", l'ordinateur propose (en général) en premier 他. Il faut donc choisir un autre caractère dans la liste. Pour cela il suffit d'appuyer sur la touche 2, pour écrire le caractère n°2.

Astuce : Il faut utiliser les chiffres qui sont en haut de votre clavier (et pas à droite), et il ne faut pas appuyer sur la touche "majuscule". Par exemple, si vous voulez écrire le caractère n°2, il faut appuyer sur la touche "é".

Si vous voulez écrire en français, il suffit de cliquer sur la touche 中 pour faire apparaître le caractère 西.


Si vous avez réussi toutes les étapes, vous pouvez mettre un petit mot en chinois dans les commentaires!

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La Cité interdite

Le dernier film à grand spectacle de Zhang Yimou, "Cité Interdite", est sorti mercredi 14 mars sur les écrans français.



Synopsis :

Chine, Xème siècle, Dynastie Tang. De retour à la Cité interdite après une longue absence, l'Empereur découvre qu'un complot se trame au coeur même de son palais. Les dangereuses alliances et les manipulations des conspirateurs n'ont qu'un seul but : prendre le pouvoir du plus grand Empire au monde. La trahison viendra de l'intérieur : une rébellion menée par la reine elle-même.

Vous pouvez regarder la bande annonce du film en cliquant ici.


Si vous avez vu le film, n'hésitez pas à nous faire partager votre avis en laissant un commentaire ou en nous envoyant une chronique!

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Exposition de Yu Zhu, « Peintures »

Par Aurélie Croiziers

Yu Zhu est un artiste chinois aujourd’hui installé à Toulouse. Après une double formation en peinture et en calligraphie en Chine, il suit des cours d’histoire de l’art en France et se forme là à la technique de la gravure.

Son inspiration est double : les paysages de son Guangxi natal et les montagnes pyrénéennes sont à la source de ses peintures.

Les tableaux présentés au centre culturel Henri Desbals jusqu'au 26 mars représentent la nature montagnarde à laquelle sont toujours mêlées des traces de vie humaine. Sur fond de montagne et d’eau, on devine une maison sur pilotis  ou une «chaguan» (maison de thé chinoise traditionnelle). En haut d’une montagne on aperçoit un berger et son troupeau…

La peinture de Yu Zhu n’est pas totalement figurative : le tracé précis du pinceau disparaît parfois au profit d’étalage de belles couleurs éclatantes. Jaune, rouge, vers ou bleu succèdent à d’autres toiles en noir et blanc : une large palette de couleurs qui ravit l’œil.

L’artiste travaille sur papier Xuan (papier en pâte de bambou extrêmement fin) avec de l’encre, des aquarelles mais aussi de la peinture acrylique qui sont parfois beaucoup diluées.

Une exposition d’une peinture pleine de vie qui aurait tout de même mérité un plus bel accrochage !

Infos : 05 34 46 83 25 / Centre culturel Henri Desbals / Entrée libre

 

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Les 14 Amazones

十 四 女 英 豪

Un film de Cheng Kang
Chronique de Jacques Landrieux

Pour ceux que ce type de cinéma intéresse, je signale la parution en DVD remasterisé du film « Les 14 Amazones » de Cheng Kang paru en 1972.

Ni film de « kung fu » ni film « wu xia pian » ce film est plutôt à ranger dans la catégorie des « péplums » pais des péplums chinois…

Il raconte l’histoire, à l’époque des Song, de 14 jeunes veuves de la famille Yang qui, pour venger la mort de leurs époux au combat contre les envahisseurs mongols, partent en guerre avec une poignée de soldats fidèles.

Après une longue introduction présentant chacune de ces dames – ce qui prend un certain temps car elles sont nombreuses – ainsi que Yang Wen-Kwan (Lily Ho), l'unique héritier mâle des Yang, le film nous emmène dans une traversée périlleuse à travers montagnes et forêts où des pièges ont été tendus aux amazones. Face à l'armée mongole, elles sont en nombre dérisoire, mais les héroïnes déjoueront pourtant tous les pièges pour parvenir jusqu'au palais – preuve qu'il ne faut jamais sous-estimer la fourmi qui s'attaque à l'éléphant.

Esprit guerrier et patriotisme sont à l'honneur dans cette aventure épique qui renouvelle du même coup le péplum chinois. La vengeance est un moteur incontestable dans la quête des héroïnes mais elle se retrouve très vite reléguée au second plan derrière le sens du devoir collectif et la nécessité de protéger le pays.

A ce titre cette légende est restée gravée dans la mémoire collective chinoise.

Les 14 Amazones est un bel exemple du divertissement populaire qui attirait le public chinois des années 70, friand des grosses productions Shaw Brothers. Certains passages d'anthologie sont même entrés dans la légende, comme la fameuse scène du "Pont Humain" au cours de laquelle les guerrières traversent le vide en formant un immense pont avec leurs seuls corps.

Ce film d'aventure ambitieux porté par un souffle épique et par des héroïnes charismatiques n'a pas perdu de son charme et mérite amplement sa sortie sur grand écran. La copie est superbe, pourquoi ne pas se faire plaisir ?

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Caractères chinois - Première et deuxième année

Les élèves de première année peuvent imprimer les caractères de la leçon 1.25 (p 63 du Manuel de Bellassen) en cliquant ici .

Quant aux élèves de deuxième année, ils peuvent réviser ceux de la leçon 2.3 (p.138)...

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Chinoiseries muséales

Par Aurélie Croiziers

 Le musée Georges Labit réunit à Toulouse des collections d’art d’Egypte et d’Asie : Inde, Japon et bien sûr Chine.Ici, pas le temps de se lasser : vu la petite taille du musée, une dizaine de vitrines est consacrée à la Chine. L’espace n’est pas surchargé et la muséographie y est claire et aérée.

Le choix du musée est de donner à voir un éventail le plus large possible d’époques et de régions asiatiques. On ne peut donc admirer que quelques pièces de chaque époque chinoise sur les 4000 ans d’histoire ici représentés. Ce panel d’objets principalement usuels et rituels s’étend des vases en poterie du néolithique aux fines porcelaines du XIXème siècle !

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’aller voir l’armée terra cotte de Xi’an, vous aurez ici un premier aperçu de ces statues funéraires à visage humain qui accompagnaient les défunts dans l’au-delà.

Une belle collection de vases Qing (1644-1911) brille tant par son éclat que par le nom donné aux couleurs de ces fines poteries : « peau de pêche », « feuille de camélia »…

Avant d’aller voir la collection tibétaine bien fourni en patrimoine religieux, n’oubliez pas de contempler les armures de samouraïs japonais ou la momie égyptienne quadramillénaire !

Animations autour de la Chine :
conte merveilleux Un drôle de portrait le 13 mai,
Atelier terre les 4, 5 et 6 juillet.

La bibliothèque du musée rassemble ouvrages d’histoire et d’histoire de l’art, récits de voyage et catalogues d’expositions. Elle est ouverte à tous.

Infos : 05 61 14 65 50

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