#16 : Yao transmet son pouvoir à Shun
Par Martine Rochot
Yao est le successeur de Diku. C'est un bon dirigeant; il aime son peuple et est aimé de lui.
Il a du affronter la sécheresse et de graves calamités avec les dix soleils et ensuite les inondations.
Maintenant, Yao est vieux, fatigué et malade. Après soixante dix ans de pouvoir, il convoque les chefs pour se trouver un successeur, mais aucun n'a assez de vertu pour mériter le pouvoir; il décide donc de le choisir parmi le peuple.
Or, au fin fond du pays, dans un village pauvre, il y a un homme de bien: Shun.
Malgré son père aveugle et stupide, sa belle-mère fourbe et son demi-frère orgueilleux, Shun essaie de montrer l'exemple et de transmettre une bonne éducation à sa famille.
Yao pense que s'il sait diriger sa famille, Shun saura administrer son pays et qu'il sera un souverain plein d'humanité.
Yao choisit donc Shun pour l'aider à gouverner et il le met à l'épreuve.
Il l'envoie pendant trois ans au milieu des intempéries dans une grande forêt pleine de bêtes féroces. S'il en surmonte les dangers, il sera capable de surmonter les épreuves du pouvoir.
Shun se tire bien de cette épreuve et devient roi.
Il s'appuie cinq vertus (wu de) pour gouverner le pays :
--la justice d'un père
--la générosité d'une mère
--l'amour fraternel d'un grand frère
--le respect des aînés d'un petit frère
--la piété filiale des enfants.
C'est avec ces principes que tout va bien en Chine car chacun est à sa place!
Mais Yao a un fils, Dan, qui est jaloux et fait alliance avec les Miaos contre Shun.
Yao soutient Shun et dirige personnellement ses troupes contre son fils qui recule jusqu'à la mer; il s'y jette et meurt.
Son âme se change en oiseau «Zhu Niao»; il a des mains humaines et une tête de chouette; il fait:«Zhu! Zhu!» d'où son nom.
On dit qu'il faut le chasser car sa présence pousse le mandarin à faire des erreurs.